L'ÉDITORIAL DE JACQUES LAVERGNE (Cliquez)


21 février 2026

L'Éditorial du 25 mars 2026

« Ô TOULOUSE »

On ne pourra pas dire que cette campagne électorale des municipales en France restera dans les annales comme un moment de débats apaisés,
d’intelligence partagée, de lancement d’idées novatrices. Nous avons assisté à une foire d’empoigne autour d’anathèmes, d’insultes, de poncifs éculés, de
fake news, de slogans racoleurs, de propositions populistes et de stupidités dont le peuple français et surtout ces représentants n’ont pas lieu d’être fier.


Toulouse n’a hélas pas fait exception à la règle même si politiquement la situation était particulière. Un maire sortant arrivé en tête (37,23%), un
candidat LFI se classant deuxième à la surprise générale (27,56%) et un socialiste troisième (24,99%) (total gauche 52,55%). Ce dernier François Briançon, fort marri de son inattendue et inconfortable position, dut alors se poser la question existentielle : alliance ou pas alliance ? Il a choisi la liste commune avec l’autre François, estimant que lorsque l’on est de gauche, on joue à gauche. Un raisonnement qui ne manque ni de bon sens ni de logique politique, ce d’autant moins que leurs programmes respectifs se ressemblaient passablement. Et que les deux hommes avaient signé un texte commun condamnant racisme et antisémitisme.

Qu’arriva-t-il ? Et bien tout le petit monde politique local lui est tombé dessus à bras raccourci, le vouant aux gémonies. La droite, cela parait des plus normal, elle était dans son rôle. Mais la gauche l’était-elle ? Après avoir prôné pendant des années le NFP (Nouveau Front Populaire), renversement de tendances, virage à 180°, on brûle ce que l’on a adoré, LFI n’est plus en odeur de sainteté, sus à ses candidats et honte à ceux qui s’allient avec eux, fussent-ils des vieux camarades de parti. L’ennemi ce n’était plus la droite et son représentant  comme on aurait pu s’y attendre mais ce nouvel attelage présenté comme contre nature.

Encore si le candidat PS était arrivé deuxième et donc en position de force, l’affaire aurait pu passer, on aurait baissé d’un ton. Mais là… troisième et donc obligé de laisser à son nouveau colistier Piquemal le gain éventuel de la mairie ! Alors, tous les biens pensants de gauche de se mettre à crier « haro sur le baudet » et à accabler ce pauvre François Briançon lequel a bravement tenu tête dans la tempête, ce qui est tout à son honneur.

Avec en tête des contempteurs la Présidente de Région Delga n’ayant aucune envie d’avoir dans son jardin un maire de Toulouse susceptible de lui faire de l’ombre, ce qui est une erreur de jugement de sa part puisqu’elle y parvient très bien toute seule. Et puis les socialistes ont ressorti de la naphtaline quelques vieux caciques donneurs  de leçons de morale du haut de leurs échecs oubliés ou d’autres plus jeunes mais heureux d’honorer la théorie de René Girard, très en vogue aux USA trumpien, celle du bouc émissaire.

Et donc fort logiquement, l’affaire étant pliée dès le soir du premier tour, Jean- Luc Moudenc a été confortablement réélu pour un troisième mandat (53,87%)
notamment avec les voix de ceux qui, quelques semaines avant et tous partis de gauche confondus, ne rêvaient que de le mettre à la retraite.


Sic transit gloria mundi….

Jacques Lavergne, le 24 mars 2026, ESPRIT OCCITANIE


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