Les éditoriaux d'Esprit Occitanie

15 mai 2021

L'Editorial du 11 Novembre 2022 

« L’homme retrouvera la joie de la sobriété et l’austérité libératrice en réapprenant à dépendre de l’autre, au lieu de se faire l’esclave de l’énergie et de la bureaucratie toute puissante. » Yvan Illich

Pendant des années, avec une sérieuse accélération durant la période dite des Trente Glorieuses, notre vie n’a eu comme devise que le fameux « toujours plus » !

Plus loin, plus vite, plus haut. Produire toujours plus, consommer toujours plus…Une fuite en avant débridée !

Les considérables progrès des sciences, des techniques, la possibilité de disposer d’une énergie peu onéreuse et abondante auguraient de progrès sans limite.

L’aveuglement de nos dirigeants politiques plus prompts à prédire des lendemains qui chantent que des futurs difficiles (réélection oblige !) a considérablement contribué à ancrer dans les esprits que l’abondance dans laquelle certains d’entre nous vivent, serait éternelle, que cette fameuse croissance - mère de tous les possibles - serait infinie.

Et pourtant, ce n’est pas faute d’avoir actionné avec vigueur la sonnette d’alarme. Scientifiques et chercheurs ont depuis des années averti de ce que sans une prise de conscience rapide, l’atterrissage risquait fort d’être des plus périlleux.

Il y a cinquante ans (!), une équipe du Massachusetts Institute of Technology dirigé par Dennis Meadows, mandatée par le Club de Rome avait remis à celui-ci un rapport intitulé « The Limits to Growth » (Les limites de la croissance) démontrant de façon éclairée et pertinente que notre modèle économique nous conduisait droit à une impasse, laquelle risquait fort de s’avérer dramatique.

Aujourd’hui, ces conclusions ont largement eu le temps d’être validées, elles n’ont jamais été démenties, elles n’ont jamais non plus été prises en considération afin d’infléchir une trajectoire que tous savaient condamnée.

L’ouverture en Egypte de la Cop 27 (sponsorisée par le plus grand producteur de bouteilles plastiques à usage unique, Coca Cola !!!) a été l’occasion pour Antonio Guterres, le secrétaire général de l’ONU, de déclarer  "Nous sommes sur l'autoroute vers l'enfer climatique".

Tout contribue à démontrer qu’il est dans le vrai. Il suffit pour s’en persuader de considérer les engagements actuels des Etats. Ceux-ci limiteront le réchauffement climatique à + 2,5°, soit 1 degré de plus que la limite fixée par l'accord de Paris ! Et encore faudrait-il qu’ils soient tenus, chose sur laquelle personne n’est prêt à parier.

Lorsque l’on voit par exemple un chef d’Etat, en l’occurrence le français, traiter il y a quelques mois d’Amisch ceux qui appellent à un ralentissement de la machine, on croit rêver ou plutôt cauchemarder. Quand ce même dirigeant appelle aujourd’hui à la fin de « l’insouciance » alors que celle-ci est essentiellement celle des milieux politiques et économiques auxquels il appartient, lesquels ont soigneusement ignoré, sinon méprisé, les avertissements évoqués ci-dessus, on est en droit de se poser des questions. Incompétence, ignorance, fatuité ? Peut-être les trois à la fois….

Une chose est désormais certaine, il va falloir changer en profondeur, sans plus perdre de temps, notre façon de vivre et nos rapports avec la Planète.

Un changement dont le maître mot doit être sobriété.  

Une sobriété qui doit être le souci de tous les acteurs de la société sans aucune exception : particuliers, professionnels, entreprises, collectivités locales, et bien évidemment l’Etat dans toutes ses composantes.

Une sobriété dont les modalités doivent faire l’objet de réflexion, de débats, qui ne saurait être imposée « d’en haut ».

Une sobriété qui doit être empreinte d’un souci aigu de justice sociale.

Il y a du travail, ne serait-ce qu’en raison de la nécessité – mais ce n’est pas la seule - de faire évoluer habitudes et mentalités de nos concitoyens, défi redoutable s’il en est !!!

JL / Esprit Occitanie

L'Editorial du 13 Octobre 2022 

L’eau, une nécessité pour l’Homme. 

C’était en 1974, il y a 48 ans, une éternité !

Il s’appelait René Dumont, il était ingénieur agronome, il était le premier candidat écologiste à la présidentielle, il avait parfaitement compris vers où courrait, avec une profonde inconscience et une grande constance, l’Humanité : tout simplement à la catastrophe.

Devant les caméras et durant la campagne, il avait posément bu un verre d’eau avec ce commentaire limpide : « Nous allons bientôt manquer d’eau, c’est pourquoi je bois devant vous un verre d’eau précieuse puisqu’avant la fin du siècle, si nous continuons un tel débordement, elle manquera ».

Prévision juste, et si l’on en doutait, il n’est que de regarder dans le monde les tensions et les conflits générés par soit le manque d’eau, soit son appropriation par certains au détriment d’autres. 

Une eau devenue une denrée rare, indispensable à la vie de l’homme qui en est issu. Une eau qu’il n’a eu de cesse de polluer, de gaspiller à tort et à travers, de monnayer, comme si cette ressource était inépuisable. Force est de constater que cela n’est pas le cas à l’instar de toutes les ressources naturelles de la planète dite « bleue ». Les sécheresses qui nous accablent depuis quelques années, et qui vont s’accentuer tant en durée qu’en intensité,  commencent – peut-être – à faire prendre conscience à certains qu’il y a urgence.

Il est à présent impératif de soigner la qualité d’une eau aujourd’hui fortement souillée et dégradée par des polluants de plus en plus concentrées. La carence des pouvoirs publics est de plus en plus patente, leur responsabilité de plus en plus écrasante. « On a les moyens de réduire les conséquences négatives sur l’hydrologie de notre territoire en diminuant fortement nos émissions de gaz à effet de serre » Florence Habets, hydroclimatologue, directrice de recherche au CNRS.

Alors qu’attendez-vous mesdames et messieurs les Politiques, vos discours creux et oiseux, votre unique souci du « court termisme », celui de soigner vos clientèles respectives, nous sont aujourd’hui de nulle utilité face aux périls environnementaux qui nous menacent.

Pour mieux cerner la problématique de l’eau quelques données chiffrées (parmi tant d’autres) permettent de mieux saisir les choses :

·        Les usages de l’eau en France se répartissent globalement en quatre secteurs : eau potable 20,5 % ; industrie 4 % ; production d’énergie 30,5 % ; 45 % agriculture.

·        Dans le monde, on consomme en moyenne 137 litres d’eau potable par jour et par personne, 148 litres en France, dont seul 1 % de cette eau potable est bu.

·        Un robinet qui fuit peut faire perdre jusqu’à 120 litre d’eau par jour, une chasse d’eau 600 litres.

Et puis et surtout, il faut prendre en compte l’eau douce nécessaire à la production de nos biens de consommation :

·        En prenant en compte cette « empreinte eau consommation », chaque français a une empreinte eau de 1 875 m3 par an, soit 5 000 litres/jour.

·        La viande rouge représente plus d’un tiers de l’empreinte eau de nos aliments ; celle d’un kilo de bœuf est de 500 à 700 litres d’eau (source INRA)

·        Produire un kilo de coton nécessite 5 263 litres d’eau….

Bien évidemment, il faudrait également parler du colossal problème constitué par les fuites d’eau dans les réseaux de distribution…. ; et ne pas se contenter d’une vison franco-française de cette question majeure pour la survie déjà menacée de nos civilisations, voire de toutes les espèces peuplant la planète, dont la nôtre !

Ne la sous estimons pas ; ne la négligeons pas. Sinon le prix de notre désintérêt et de notre désinvolture sera exorbitant.

 Jacques Lavergne / Radio WEB Esprit Occitanie

Pour aller plus loin, parmi beaucoup de publications, l’on peut commencer par :

·        Le 1 , Une France sans eau ; N° 412

·        Erik Orsenna, La Terre a soif ; Fayard

L'Editorial du 10 Août 2022 

L'Effondrement ?

« C’est une triste chose de songer que la nature nous parle et que le genre humain ne l‘écoute pas »
Victor Hugo

Tous les regards sont aujourd’hui tournés vers les feux qui dévorent les forêts françaises bien aidés en cela par des chaleurs caniculaires qui accentuent la sécheresse. Bien loin de chez nous , la Corée du Sud enregistre ses plus fortes pluies depuis cent quinze ans. Nous pourrions multiplier les exemples similaires, tous démontrant que les équilibres fragiles qui ont permis une vie relativement agréable sur cette planète sont gravement affectés et bouleversés par l’action de l’homme.

Et au moment où beaucoup prennent leurs vacances estivales sur les côtes, il est bon de rappeler qu’il en a va de même des mers et des océans.
L’homme a consciencieusement ravagé les terres émergées, mais ses immenses étendues d’eau où la vie primitive est apparue n’échappent malheureusement pas à son action néfaste. Les océans couvrent plus de 70% de la planète, ils nous nourrissent, absorbent une bonne partie du CO2 produit par les activités humaines, ils régulent le climat et la température de la Terre.

Mais aujourd’hui ils sont gravement menacés : pollution sonore, chimique et plastique (cf. Coca-Cola, leader pollueur de Laura Mulholland jusqu’au 23/10 sur ARTE) ; acidification ; pêche illégale voire pillages industrialisés des stocks halieutiques, dégradations provoquées par le chalutage de fond ; perte d’habitat et de biodiversité ; réchauffement accéléré ; bouleversement des grands courants marins, tel le Gulf Stream, indispensable à la régulation de notre climat européen.

Bref, « l’océan vit une crise très grave » comme le constate Sébastien Unger de l’Institute for Advanced Sustainability à Postdam (Allemagne). L’ONU a déclaré un « état d’urgence » des océans par la voix de son Secrétaire Général, Antonio Guteres. Le pacte de Glasgow pour le climat, signé à la COP26 en novembre 2021, a érigé en priorité le réchauffement et l’acidification des océans. La conférence sur les océans qui s’est tenue en juin 2022 à Lisbonne a tenté de fixer les caps d’une économie de la mer durable et fondé sur la science. Bref, des initiatives existent, il faut les saluer, mais seront-elles suffisantes, pourront-elles produire des effets bénéfiques dans des délais brefs ? On voudrait pouvoir l’espérer, mais…..

Aujourd’hui des menaces inquiétantes pointent à l’horizon. Non pas qu’elles soient nouvelles mais leur intensification, leur systématisation, le déploiement à leurs services de technologies de plus en plus pointues, les rendent extrêmement préoccupantes : extraction minière dans les grands fonds, pêche industrielle, transport maritime, câbles sous-marins….. Depuis trente ans les activités humaines se développent massivement et font des ravages dans les océans où la réglementation est quasi inexistante, et où l’anarchie règne. Seules les ZEE (zones économiques exclusives) qui s’étendent à 200 miles nautiques à partir du littoral (370 kilomètres) font exception à la règle puisque chaque pays peut réguler l’activité qui s’y déroule. Encore faut-il qu’il y procède avec le souci de protéger le milieu, car, disons le, le développement durable des océans est quasi impossible.

Pour le reste, c’est à dire les « zones ne relevant pas de la juridiction nationale », soit les deux tiers des océans, on peut tout craindre en l’absence de cadre normatif clair, contraignant et….respecté. Mais comment ne pas craindre le pire, lorsque la concurrence s’accentue sur les sols et que les ressources terrestres s’épuisent. Les gouvernements et les entreprises lorgnent de plus en plus ouvertement vers la haute mer et le plancher océanique siège, notamment, de nodules polymétalliques, comme le manganèse utilisé notamment dans les batteries. Ruée sous-marine vers l’or et exploitation éhontée, maximale, sans aucune considération pour l’environnement, garanties !

Jusqu’où ira l’Homme dans sa folie de puissance, dans son désir d’assouvir sa concupiscence pour les biens matériels et l’argent ? Peut-être jusqu’à provoquer l’extinction de nos civilisations voire de l’espèce humaine…

Jacaques Laververgne
Espritr Occitanie

L'Editorial du 06 Juillet 2022 

L'Inflation

Voilà un mot que nous avions relégué depuis longtemps au cimetière des mauvais souvenirs, un mot qui fait un retour en force, je veux bien sûr parler de celui d’inflation. Son retour nous renvoie brutalement 40 ans en arrière en des temps que beaucoup n’ont pas connus. Un retour que l’on peut attribuer vraisemblablement à une guerre en Ukraine qui provoque une pénurie relative de certains produits et donc une hausse des prix ; et aussi certainement à un monde en perpétuelle surchauffe, surtout depuis la presque fin du Covid, qui est agité par une demande toujours croissante. Mais pas que !

Si l’on en croit les chiffres, l’inflation serait de 8,3% aux USA et de 7,4% dans la zone euros, mais seulement de 4,8% en France. On pourrait s’en féliciter si l’on ne se doutait pas que ce chiffre qui pourrait paraître heureux, n’est dû qu’au blocage des prix de l’énergie par l’Etat. Ou pour le dire autrement, par le fait que ce sont les finances publiques qui assument le différentiel de prix. Politique qui accroit donc la dette publique, nos enfants, qui devront l’assumer un jour, vont adorer… Sans parler bien sûr du chèque alimentaire mensuel au profit de foyers modestes, voire du triplement de la « prime Macron » qui va augmenter l’addition !

Mais n’y aurait-il pas des causes plus structurelles dans la crise actuelle, outre les événements cités plus haut, auxquels on peut joindre la déformation de la structure de la demande mondiale des services vers les biens ? C’est en tout cas ce que soutient l’économiste Patrick Artus qui pointe le vieillissement démographique – un retraité consomme mais ne produit pas, déséquilibrant ainsi production et consommation, ce qui générerait de l’inflation - .  Mais aussi la transition énergétique qu’il considère comme source d’inflation, en ce que l’électricité dite « verte » coûte plus cher à produire que la « brune » et que la transition va imposer des investissements énormes qui auront nécessairement un impact sur les prix. Mais une transition qui créera des emplois ce que Arthus ne dit pas !

Cette inflation à laquelle nous ne sommes pas préparés va-t-elle avoir pour conséquence une remontée des taux d’intérêt ? S’ils venaient à grimper de 3 % cela provoquerait mécaniquement une augmentation des intérêts de la dette française de 90 milliards par an, donc un appauvrissement de l’Etat. Et une baisse de la demande en général. Est-ce à dire que cette inflation largement importée et exogène va se transmettre à tous les prix, salaires compris, au risque d’un emballement général ?

La politique suivie par le gouvernement est-elle la bonne ? Ne vaudrait-il pas mieux faire en sorte qu’il y est plus d’actifs sur le marché du travail, ce qui implique soit de recourir à une émigration massive, soit de repousser l’âge de la retraite ? Des solutions bien sûr très marquées politiquement. Egalement ne faudrait-il pas privilégier une coordination des états européens afin de gérer collectivement les raretés plutôt que de voir chaque Etat jouer « perso » ? Ainsi que de développer plus rapidement des énergies décarbonées pour contrer la décroissance des énergies fossiles ?

Ou bien aller chercher de nouvelles recettes, simplement (!) en s’attaquant aux paradis fiscaux et à l’évasion fiscale…

Mais l’on sait aussi que toutes les manettes ne sont pas entre les mains des dirigeants européens, et encore moins du seul Président de la République Française. La guerre en Ukraine menée par le boucher Poutine qui bouleverse profondément la planète en est un exemple ; la Chine en récession économique du fait de sa politique zéro covid en est un autre. Ce ne sont pas les seuls.

Bref, on se serait bien passé, après les difficultés rencontrées depuis deux ans, de cette fichue « inflation, impôt pour les pauvres, prime pour les riches » comme l’avait qualifiée un certain François Mitterrand. Mais ne jouons pas trop les pleureuses, nous pourrions être Ukrainiens ; ou Yéménites ; ou Afghans ; ou même Américains, Russes ou Chinois, pourquoi pas ; ou…..non stop, la liste serait trop longue !!!

Jacaques Laververgne

L'Editorial du 21 Juin 2022 

L’essor du « CBD » en France

Et si le cannabis, si controversé comme consommé en France, pouvait être remplacé par une
molécule légale ?
Le CBD, abréviation de cannabidiol, est une molécule extraite du chanvre qui connait un véritable essor depuis novembre 2020, suite à un arrêté européen. C’est une affaire judiciaire, l’affaire « Kanapave » qui est l’origine de la légalisation de cette molécule. Dans cette affaire, ayant démarré en 2014, deux entrepreneurs marseillais, Sébastien Béguerie et Antonin Cohen ont été condamnés à plusieurs mois de prison chacun pour avoir créé ‘’la première cigarette électronique au chanvre 100% légale’’. Au final, la Cour de Justice de l’Union Européenne a délibéré en novembre 2020 que le CBD n’avait pas d’effets nocifs pour la santé, contrairement au THC qui pouvait avoir des effets psychotropes et psychoactifs. Il n’était donc plus considéré comme un stupéfiant. Ce qui a donné la décision suivante : « La Cour a interdit à la France d’interdire la commercialisation du CBD ».... Tout ça pour dire avec moins d’hypocrisie, que le CBD est devenu légal en France à partir de ce moment-là, et que les deux entrepreneurs ont été relaxés. Le CBD est donc encadré par la législation suivante depuis janvier 2022 : le taux de THC (substance psychotrope) dans les produits à base de CBD doit être au maximum de 0.3% au lieu de 0.2% anciennement. La vente ou la détention de fleurs de CBD à fumer ou à infuser est maintenant interdite. Dorénavant, « Seuls des agriculteurs actifs au sens de la réglementation européenne et nationale en vigueur peuvent cultiver des fleurs et des feuilles de chanvre. »

Suite à cet événement, nous avons vu fleurir pendant l’année 2021 un nombre incalculable de « CBD shop » dans toutes les villes de France. On peut même trouver des producteurs à leurs comptes, des sites internet dédiés ou des rayons dédiés au CBD dans les grandes surfaces. Mais comment ça se consomme ? De bien des façons différentes. Les producteurs de produits à base de cette molécule n’ont pas manqué d’imagination car on peut aujourd’hui trouver des bonbons, des chewing-gums, de l’huile, des cures de compléments alimentaires... à base de CBD. Mais si on veut consommer directement les « têtes » de la plante, on peut les faires infuser en tisanes, ou pour les plus aventureux, les fumer (enfin plus maintenant depuis ce mois de janvier donc).

On peut légitimement s’interroger sur ses vertus, car ceux qui ont essayé vous diront que le gout n’est pas exceptionnel. Et en effet, des vertus, le CBD en regorge. Il a d’abord des propriétés anticonvulsives. Il a d’ailleurs été testé sur des patients atteints de deux formes graves d’épilepsie. Ce dernier permet aussi de traiter les troubles d'anxiété généralisée, d'anxiété sociale et les troubles paniques. C’est un antidouleur et un anti-inflammatoire, notamment chez les patients atteints de cancer thérapeutiques. Le CBD améliore également la cognition dans la schizophrénie, la maladie d'Alzheimer, et plusieurs maladies neuro- inflammatoires. Cette liste est non-exhaustive.

Cependant, comme toute substance, la molécule peut avoir son lot d’effets indésirables. Pour n’en citer que quelques-uns nous avons : les migraines, la diminution de la pression artérielle, des insomnies et troubles du sommeil, une diminution de l’appétit, ou encore des étourdissements et des vertiges. Là aussi, la liste est non-exhaustive.

C’est donc tout un secteur très nouveau en plein expansion. A tel point qu’en octobre, se tenait à Paris le premier salon international du CBD en France, avec de nombreux exposants et professionnels. C’est également une excellente solution pour des gens qui souffrent de divers troubles, et une alternative pour les amateurs de la version illégale de cette substance, alors que la France est le 6eme pays consommateur de cannabis au monde...

Chloé Morand Bridet
Journaliste Stagiaire
à l'ISJToulouse

L'Editorial du 1er Mai 2022 

« C’est une triste chose de songer que la nature nous parle et que le genre humain ne l’écoute pas ».
(Victor Hugo)

Pendant que la politique française bruisse de petits arrangements entre ennemis, de l’expression parfois désespérée de médiocres appétits, de tractations de boutiquiers dans lesquelles l’électeur peut légitimement se demander où se trouvent et sa place et son intérêt, la Planète continue à se dégrader à grande vitesse.

Nous pourrions parler bien sûr du pourrissement de l’air, des mers et des océans, et de tant d’autres sujets. Mais l’actualité, nous conduit à nous intéresser à la dégradation des terres à l’occasion de la publication le 27 avril par la Convention des Nations Unis pour la lutte contre la désertification (UNCCD) de la deuxième édition des « Perspectives foncières mondiales » (Global Land Outlook).

Un rapport à la teneur assez alarmante comme beaucoup en cette matière, et pour cause !

40 % des terres de notre Planète sont désormais dégradées : la moitié de l’humanité en est affectée. Dégradées, c’est à dire épuisées et donc incapables aujourd’hui de porter la moindre production agricole. Situation synonyme de pauvreté, de faim (et l’actuelle guerre d’agression de l’Ukraine par la Russie ne fera qu’aggraver la situation), de conflits, de nécessaires migrations pour tenter de survivre, et également de zoonoses (ces maladies infectieuses qui passent de l’animal à l’homme, on connaît !).

Cette étude et ses conclusions traitent de l’extension des espaces arides et de ceux qui deviennent invivables. Elle démontre le lien existant entre la dévastation des écosystèmes et l’instabilité économique et sociale qui ravage certains pays. Les sols dégradés ne sont plus à même de jouer leur rôle, ils ne peuvent plus nourrir une population ni la fixer.

Tout simplement parce qu’ils ne sont plus en capacité de retenir l’humidité, de maintenir leur fertilité. Ils sont la proie de l’érosion, des tempêtes de sable, de feux souvent gigantesques. Ils perdent leur végétation, la déforestation vient se surajouter, le tout entrainant un moindre captage du CO2 et donc une accélération du dérèglement climatique.

Pour traduire cette catastrophique situation en termes économiques, les seuls apparemment significatifs pour notre époque qui se pense moderne, la moitié du PIB mondial est en jeu, c’est à dire environ 44 000 milliards de dollars.

Les causes de cette situation extrêmement préoccupante sont multiples : elles ont nom industries d’extractives, urbanisation intensive, artificialisation des sols. Mais l’une d’elles prédomine sans conteste : l’agriculture moderne, celle qui consomme 70 % de l’eau prélevée sur terre. Une agriculture au modèle de plus en plus critiqué qui provoque en priorité le déclin de la biodiversité, occasionne la disparition de plus en plus d’espaces naturels, use et abuse d’intrants chimiques dont le caractère néfaste n’est plus à démontrer.

« Tout le monde comprend que nous fonçons dans le mur. Il faut changer de direction, transformer fondamentalement nos modes de production et de consommation. Notre système alimentaire est responsable de 80 % de la déforestation, il faut le repenser. »

« Restaurer les terres n’est pas un problème, c’est la solution à de multiples crises, sociales et environnementales », affirme Ibrahim Thiaw le patron de l’UNCCD.

Et cette restauration est déjà tenté par beaucoup puisque « la vingtaine d’organisations (agences onusiennes, Convention sur la diversité biologique, Centre de recherche forestière internationale…) qui a contribué à la rédaction du rapport de l’UNCCD a recensé des dizaines d’expériences d’agriculture régénératrice, d’un retour à des variétés de semences traditionnelles plus résistantes, de réhabilitation de terres agricoles dégradées et abandonnées – elles représentent actuellement entre 3,9 et 4,7 millions de kilomètres carrés ». (Martine Valo / Le Monde)

La prise de conscience et la sagesse prévaudront-elles sur l’indifférence et le « court termisme », habituelles détestables pratiques du monde politique dans le domaine environnemental ? Il le vaudrait mieux pour les occupants de cette Terre qui la maltraitent tant.

Au 19ème siècle, Victor Hugo l’écrivait déjà « C’est une triste chose de songer que la nature nous parle et que le genre humain ne l’écoute pas ».

Beaucoup, et aujourd’hui de plus en plus, lui ont emboité le pas, hélas sans grand résultat : au point où en sont les choses, l’expression prêcher dans le désert va bientôt prendre son plein sens, au propre et au figuré !

Jacques LAVERGNE

Editorial du 14 avril 2022

"Les « affaires » continuent comme
si de rien n’était, pour le plus grand malheur de la Planète..."

Il y a la guerre, que dis-je les guerres, proches ou lointaines. Il y a la marche chaotique d’un monde où les relations humaines, qu’elles soient économiques, techniques, sociales, culturelles, voire sportives, se dérèglent (euphémisme) sérieusement. Il y a nos élections qui voient s’affronter une extrême droite décomplexée, conquérante, aux théories aussi surréalistes que destructrices, et un Président sortant dont le titre d’un ouvrage récent – Le traitre et le Néant (par Davet et Lhomme, chez Fayard) – traduit assez clairement la vacuité de sa pensée associée à une gestion très « entrepreneuriale », solitaire et hors sol de la France.

Un total dilemme pour l’électeur désorienté qui se dit que, décidemment la Vème République est un système à bout de souffle, et qu’il mérite infiniment mieux que l’offre à lui proposée.

Mais, pendant tous ces bouleversements, les « affaires » continuent comme si de rien n’était, pour le plus grand malheur de la Planète, et bien sûr, et surtout, de ceux qui l’habitent. Autrement dit le réchauffement climatique, la pollution, la déplétion des matières premières qui menacent à brève échéance nos civilisations ne suscitent aucun intérêt de la part des intéressés, c’est à dire nous !

Les appels et travaux des scientifiques, pourtant de plus en plus précis et documentés, les rapports alarmants du GIEC, les inquiétudes de ceux qui sont très au fait de ces questions (comme par exemple le Shift Project), les manifestations notamment des jeunes particulièrement concernés par cette situation catastrophique, n’y changent rigoureusement rien. Ceux qui sont aux commandes, les politiques donc, persistent dans le déni, ou bien dans  une cécité volontaire politiquement confortable, quand ce n’est pas dans une médiocrité intellectuelle crasse qui ne leur permet même pas d’envisager qu’il puisse exister un problème. Sans compter ceux, industriels bien sûr mais pas que, qui tirent des avantages financiers substantiels de la situation.

Et pourtant, le sujet n’est pas neuf. En 1972 déjà, pour ne pas remonter au pertinent René Dumont notre premier écologiste, le Club de Rome avait commandé à des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT), dont Denis Meadows, un rapport qui a fait date, montrant que la croissance économique ne pouvait se poursuivre indéfiniment dans un monde aux ressources finies. Il prévoyait que la population, la production industrielle et de nourriture finiraient par ralentir puis reculer, contraintes par les limites de la planète – la disparition des ressources naturelles et la capacité limitée de la Terre à absorber les émissions des divers gaz à effet de serre.

Depuis cinquante ans, nous avons eu tout le temps de valider les conclusions de ce rapport qui avait très exactement prévu la situation qui est la nôtre aujourd’hui. Dans une interview récente au journal le Monde, Denis Meadows, a déclaré ceci :

« Le changement climatique, l’épuisement des combustibles fossiles ou encore la pollution de l’eau vont entraîner des désordres, des chocs, des désastres et des catastrophes. Or si les gens doivent choisir entre l’ordre et la liberté, ils abandonnent la seconde pour le premier. Je pense que nous allons assister à une dérive vers des formes de gouvernement autoritaires ou dictatoriales. Actuellement déjà, l’influence ou la prévalence de la démocratie diminue et dans les pays dits démocratiques comme les Etats-Unis, la vraie liberté diminue. »

Et bien regardez autour de vous : nous y sommes….

Est-ce vraiment cela que nous voulons ?

Depuis cinquante ans, nous avons eu tout le temps de valider les
conclusions de ce rapport qui avait très exactement prévu la situation qui
est la nôtre aujourd’hui. Dans une interview récente au journal le Monde,
Denis Meadows, a déclaré ceci :

« Le changement climatique, l’épuisement des combustibles fossiles ou encore
la pollution de l’eau vont entraîner des désordres, des chocs, des désastres et
des catastrophes. Or si les gens doivent choisir entre l’ordre et la liberté, ils
abandonnent la seconde pour le premier. Je pense que nous allons assister à
une dérive vers des formes de gouvernement autoritaires ou dictatoriales.
Actuellement déjà, l’influence ou la prévalence de la démocratie diminue et
dans les pays dits démocratiques comme les Etats-Unis, la vraie liberté
diminue. »

Et bien regardez autour de vous : nous y sommes….

Est-ce vraiment cela que nous voulons ?

Jacques Lavergne 

Editorial du 27 mars 2022

"La guerre de conquête initiée par Poutine concerne le Monde entier"

Elle le concerne parce que femmes, hommes et enfants, civils ou militaires, vieux ou jeunes, y sont décimés sans distinction aucune avec les moyens les plus brutaux et les plus ignobles.

Il s’agit de faire plier une population, de la mettre au pas, de tuer toute velléité de résistance, au moyen de destructions massives, « quoiqu’il en coûte » en vies humaines ukrainiennes voire russes, et d’éradiquer toute velléité de vie démocratique et libre.

Ce n’est pas parce que nous sommes trop souvent restés taisant face à de tels massacres où qu’ils se produisent (l’histoire récente en regorge hélas), qu’il faille persévérer dans cette attitude de lâche cécité, aux ressorts aussi égoïstes qu’individualistes.

Attitude qui, à l’évidence, a donné à croire à des assassins de type Poutine qu’il pouvait tout se permettre.

Il est temps de mettre au rencart les réflexes de boutiquiers, les nationalismes étroits, les racismes divers et avariés, au profit de ceux plus élevés qui ont nom humanisme, générosité, fraternité, responsabilité, quelles que soient les origines et la couleur de ceux qui en bénéficient.

Elle le concerne aussi ce Monde dans la mesure où les relations commerciales que nous entretenons avec les belligérants nous ont mis dans une totale dépendance de ceux-ci dans les domaines énergétique, alimentaire, et dans ceux inhérents à la fourniture de certains matériaux et matières premières. (dont la France voire même l’Europe sont totalement démunies – cf. le nickel pur indispensable aux batteries dont la Russie est le premier producteur mondial).

Le phénomène de mondialisation ne peut fonctionner de façon efficiente que si les différents pays ont à leur tête des dirigeants responsables et conscients des enjeux planétaires : convenons que nous en sommes très loin !

Pour rappel les exportations russes et ukrainiennes dans le seul domaine de l’alimentation représentent 80 % des ventes mondiales d’huile de tournesol, 20 % de celles de maïs, 30 % de celles de blé…

Dès lors, il faut s’attendre d’une part à de sérieuses pénuries dans divers domaines, ainsi qu’à des renchérissements substantiels des prix, et pas seulement concernant l’énergie. Les pays dits émergents, qui ont déjà du mal à se remettre de la pandémie, risquent de payer un prix très élevé de cette situation ; des famines ne sont pas à exclure.

Enfin, cette guerre concerne le Monde, et même la Planète tout entière, si l’on veut bien considérer les effets délétères qui seront les siens au niveau de l’environnement.

Elle risque de sérieusement freiner la lutte déjà timide contre le dérèglement climatique : pour se dégager de la dépendance aux combustibles russes, certains pays réfléchissent à relancer la production de charbon, de pétrole et de gaz.

Alors qu’il conviendrait à l’évidence de tirer les leçons et de la pandémie de Covid, et de cette guerre, pour construire le « monde d’après » au prix d’un changement radical des modes de fonctionnements de nos sociétés, et d’une évolution vers la sobriété dans tous les domaines.

Il faut d’urgence tout mettre en œuvre pour stopper l’agression criminelle dont sont victimes les Ukrainiens, fusse au prix de certains sacrifices que, d’une manière ou d’une autre, nous seront amenés à consentir, tôt ou tard.

Nous le devons aux Ukrainiens, à nous mêmes, à ceux des pays les plus faibles qui vont terriblement souffrir.

Alors, ne perdons pas de temps, car plus il passe, plus le prix à payer sera lourd pour le Monde entier.

Jacques Lavergne 

Editorial du 14 mars 2022

« Il n’y a pas de bonheur sans liberté, ni de liberté sans vaillance » Thucydide.

Poutine s’est lourdement trompé, et sur la faculté de résistance des Ukrainiens – ce pays qui selon lui n’avait aucune existence réelle, ni un peuple soudé, uni, doté d’une véritable cohésion -, et sur la capacité de réaction ferme des Européens.

Il est vrai que jusque là ces derniers avaient fait preuve d’une remarquable cécité quant aux exactions de Poutine, que ce soit dans le Donbass, en Crimée, en Géorgie, en Syrie et autres lieux où cette autocrate sanguinaire et violent a sévi au cours des vingt dernières années. On ne peut pas dire qu’il n’avait pas clairement prévenu : la remarquable indulgence dont l’Occident avait fait preuve jusque là, a pu passer pour un blanc seing aux yeux du dictateur russe, ou plutôt pour un colossal aveu de faiblesse et de mollesse chez un homme qui ne comprend que la force brute.

L’Europe, toute à sa paix retrouvée, à sa civilisation policée, à son consumérisme jouisseur, a préféré détourner les yeux de la marche du Monde avec une particulière constance et un solide égoïsme. La violence, les malheurs, les combats, les populations martyrisées et déplacées, les tortures, les bombardements, les immigrés fuyant des conditions de vie intenables (euphémisme !), c’était pour les autres, c’était loin, c’était chez des « gens pas comme nous ». Et puis après tout, il fallait bien que les armes que nous leur vendions servent à quelque chose….

L’agression illégitime et de grande ampleur de l’Ukraine nous réveille, nous sort de notre torpeur, de notre assoupissement confortable : et oui, les méchants peuvent aussi s’en prendre à nous, le monde est dangereux, il évolue vite et certainement pas dans le sens que nous espérions. La démocratie et les libertés dont nous jouissons (même si aux yeux de certains inconscients nous ne serions plus en démocratie !) déplaisent aux dictateurs qui nous entourent, lesquels craignent surtout une contagion qui leur serait préjudiciable.

Tous les peuples aspirent à la liberté, à l’émancipation, à l’égalité. Alors, cette Europe gavée, sûre d’elle et donneuse de leçons, est insupportable pour beaucoup, voire même dangereuse : elle suscite de mauvaises pensées chez les peuples asservis et exploités par des potentats, souvent mafieux, qui mettent leur pays en coupe réglée au seul profit d’eux-mêmes et de leurs affidés. Ou à certains groupes religieux extrémistes qui veulent imposer leur pensée magique à tous, en commençant par créer l’enfer sur terre ; pour le paradis, on verra plus tard !

Bref, inutile de vouloir se cacher la réalité : nous sommes menacés, nous somme les acteurs involontaires d’une guerre qu’il va bien falloir assumer, et surtout gagner. Cela passe par une modification de notre état d’esprit, une vision plus claire et pragmatique des réalités de ce monde, la mise en place des moyens nécessaires à susciter le respect chez nos agresseurs et l’acceptation d’incontournables sacrifices si l’on veut continuer de vivre libres dans un environnement apaisé.

Pour l’instant, nous ne sommes pas en première ligne, nous sommes à l’arrière, mais un arrière, qui, comme on le disait en 14-18, doit impérativement tenir. Le moment est venu de couper les moyens financiers à Poutine : il faut à l’évidence se priver de l’énergie russe sous quelque forme qu’elle soit, et priver celui-ci du financement de sa guerre. Aujourd’hui, cela paraît être le dernier recours efficace, avant d’en arriver à une escalade meurtrière dont nous ne voulons pas et que nous n’avons peut-être pas les moyens de soutenir.

Un recours qui nécessitera beaucoup de solidarité entre les peuples (et pas uniquement européens) et ceux qui les composent. Nous avons menée une guerre contre un virus qui a affecté la planète : durant celle-ci, la solidarité a joué. Peut mieux faire, dira-t-on ; c’est vrai, et c’est le moment de prouver que nous sommes dignes de notre liberté, de nos régimes démocratiques même imparfaits, de nos valeurs, de nos grands idéaux.

Jacques Lavergne 

Editorial du 3 mars 2022

« Je crois à la victoire finale des démocraties, mais à une condition : c’est
qu’elles le veuillent » Raymond Aron.

L’attitude de Poutine aujourd’hui appelle de nombreuses questions, malheureusement sans réponse pour l’instant :
- Que se passe-t-il dans la tête de cet homme : irrationalité, paranoïa, naïveté accompagnée d’un absolu cynisme, idéologie à la poursuite de chimères historiques…
- Est-ce un homme seul que personne ne conseille plus mais que ses proches ont pris le parti d’encenser, de ne plus le contrarier, de lui dire ce qu’il a envie d’entendre ? Et ce pour assurer leur sécurité personnelle et celle de leurs proches.
- Est-ce le début de la fin pour lui et sera-t-il lâché par ses affidés oligarques et/ou son peuple ?

On se perd en conjectures pendant que des civils et soldats ukrainiens, des soldats russes, sont tués dans une guerre fratricide aux fondements passablement surréalistes.

Ce dictateur, traité par le Président Biden d’assassin il y a plusieurs mois –et donnons acte à ce dernier qu’il ne s’était pas trompé – a provoqué
l’inverse de ce qu’il voulait :
- Il a remis l’Otan au centre du jeu. Il a soudé les pays occidentaux et notamment les Européens qui ont eu, contre toute attente, une attitude ferme et ont manifesté unanimement une grande résolution.
- Il a fait de la Russie un état paria et un péril pour la société internationale.
- Il a mobilisé l’Ukraine qui lui oppose une résistance farouche à laquelle il ne s’attendait nullement.

Face à cette situation, on peut qu’espérer :
- que les Russes comprennent que nous ne sommes pas en guerre contre leur pays ; mais que par contre leur Président est en guerre contre le monde,
- qu’ils entendent que ce dernier ne peut continuer à supporter des agressions protéiformes : cyber à haute dose, désinformation, opérations spéciales, coercition militaire, invasion d’un pays voisin, menace tous azimuts de pays qui se mettraient en travers de sa route. Jusqu’à brandir même la menace nucléaire,
- que l’Occident accepte et intègre que sa lutte contre Poutine nécessitera des sacrifices, notamment financiers.

La Chine reste taisante, observe la situation avec intérêt, pense

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